1 - Introduction

Mes élèves ont tendance à avoir des automatismes, comme tous les élèves. Faut vous dire qu’on est en Belgique, pas dans le sud de la France. La température des bains pour développer un film est de 20 degrés en général. Ca tombe bien, c’est la température ambiante de la pièce.
En gros, de Septembre à Mai de cette année, la température des bains est restée constante grâce au chauffage de l’école, 20 degrés.
A votre avis, ont-ils vérifié les températures à chaque fois ? Non ! Ce mois de juin est chaud… le révélateur est à… 24 degrés et bien entendu, pas de contrôle de la température, donc une belle erreur : Un film sur-développé !

Contraste faible, hautes lumières bouchées… photo difficilement tirable. Nous atteignons la D-Max, autrement dit, le film est tellement noir que la lumière de l’agrandisseur ne passe pas au travers, les hautes lumières sont brûlées et les basses lumières trop chargées, du blanc, mais presque pas de noir…
C’est là que vient la solution : Affaiblir le négatif. Voici ma méthode.

1. Blanchir le négatif.

J’utilise une solution TRES concentrée de Ferricyanure de potassium à 20% (soit 20g dans 100ml d’eau). Je trempes le négatif dans cette solution. Une minute suffit pour obtenir un superbe négatif où le noir à laissé sa place à une substance blanchâtre que l’on connait : Le ferricyanure d’argent.

2. Affaiblir le négatif.

Le Ferricyanure d’argent se dissout dans du fixateur. J’utilises une solution très diluée (Agefix à 1+15 au lieu de 1+4). C’est obligatoire, trop concentré, les résultats seraient irréguliers et trop rapides. On trempe après rinçage le négatif dans ce fixateur avec agitation énergique. Une dizaine de secondes suffisent pour que ce négatif s’atténue. On voit la surface blanchâtre perdre de sa densité.
On rince abondamment et très vite le négatif quand la densité à diminué suffisament.

3. Re-développer le négatif.

On trempe ensuite ce négatif dans un révélateur concentré et énergique. J’utilises du révélateur papier Ilford Multigrade dilué à 1+2 ! Il en faut peu heureusement. Une minute environ suffit, la surface blanchâtre redevient noire, mais elle a perdu en densité !

Observons :
Le contraste a légèrement augmenté ! Le fixateur a éliminé les zones de basse lumière très faibles du négatif originel plus rapidement. Nous pouvons enfin espérer obtenir de VRAIS noirs.
La D-Max a diminué, les hautes lumières sont également sauvées.

 

Bien entendu, les scans ne sont pas de grande qualité, mais nous pouvons observer le gain en contraste et en densité globale. Nous n’obtenons pas un négatif parfait mais bien un négatif exploitable sous l’agrandisseur.
Les négatifs, avant et après, parlent d’eux-mêmes :

 

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